Citoyenneté & solidarité - Conseil municipal - Les tribunes

Citoyenneté & solidarité
Conseil municipal - Les tribunes

Les tribunes sont les expressions de la diversité des groupes politiques représentés au conseil municipal.

Les tribunes
Les tribunes

Les tribunes sont les expressions de la diversité des groupes politiques représentés au conseil municipal.

Majorité municipale

La Ville fraternelle. Élus communistes, Front de gauche et Citoyens

Jeunesse à la peine

«Parcoursup» était censé sonner comme une promesse d’avenir pour notre jeunesse. En vérité, ce dispositif a été pensé pour permettre le grand écrémage social à l’entrée de l’Université. Le gouvernement prétend que ce dispositif est quand même plus « juste » que le scandaleux tirage au sort qui prévalait jusque là. En réalité, on est passé d’un dispositif injuste, à un autre tout aussi injuste. Mais bien plus pervers. Car les faits parlent d’eux-mêmes : dans les Hauts-de-Seine, 21 % des lycéens de terminale sont « en attente » d’une affectation. Mais en Seine-Saint-Denis, ils sont 73 %. Dans les faits, des dizaines de milliers de jeunes de familles modestes vont se voir écartés des filières désirées. C’est la liberté pour tous d’accéder aux études supérieures de son choix qui est remis en cause. C’est ce qu’on appelle de la sélection sociale institutionnalisée. Et le gouvernement ne s’en cache même pas. Car parallèlement, il dit vouloir « revaloriser l’apprentissage ». C’est-à-dire en faire un point de chute contraint pour les découragés de l’Université. Ce fait est à rapprocher d’une mesure en cours, passée malheureusement inaperçue : la liquidation, pour cause « d’économies », de 80 % des Centres d’Information et d’Orientation (CIO). Ainsi, en Essonne, il n’en resterait, à terme, plus qu’un seul. Au total, insensiblement, se met donc en place rien de moins qu’un parcours pavé de filtres de sélection. En lieu et place des accompagnements et des aides à l’orientation, en appui sur les désirs des jeunes. S’ajoute à cela, sans aucune discussion en amont, la mise en place du Service National Universel « obligatoire » pour les jeunes. Son contenu flou et son objectif non défini alimentent chez les jeunes le sentiment que ce quinquennat, plus que tous les autres, risque d’être celui d’une jeunesse à la peine. Comment leur donner tort ?

Marie-Claire ARASA, Jean BERTHOU, Arlette BOUCHON, Jean-Michel BRUN, Pascale GIOVANN INI, Élisabeth LEMPERRIERE, Marion LENFANT, Isabelle LEPERS, Emmanuelle LEULLIER, Céline MARSAL, Federico MONTOYA, Thibault NACHIN, Isabelle SAINT-FÉLIX, Caroline SAINT-HILAIRE, Gérard VAN LEEUW, Gaëtan ZIGA.

Élus socialistes et républicains

On n’entendait plus parler de ces milliers de migrants qui continuent à arriver aux portes de l’Europe. Faut-il rappeler qu’ils fuient pour beaucoup la guerre et la dictature des nébuleuses terroristes ? Demain, nous aurons des exilés climatiques sans aucun doute. L’Europe est pour eux une terre d’asile, de droits, de paix et de sécurité. Ils mettent leurs vies en péril pour accéder à cet eldorado. Et dans le même temps, les populistes de tous bords jouent avec les peurs en les désignant comme les facteurs de tous les problèmes dans les pays européens. L’Europe ne joue pas son rôle, nous le savons, dans cette situation comme d’autres. Morsang se retrouve donc au coeur de la crise des migrants par la réquisition d’un gymnase de la ville pour les accueillir. On peut penser que ce n’est pas la bonne méthode qui a été employée par la Préfecture, donc par l’Etat, mais nous n’avons pas le choix ; des personnes qui vivent aujourd’hui dans une situation sanitaire et sociale plus que calamiteuse et inhumaine, vont être mises à l’abri sur Morsang. La situation implique de les accueillir le plus dignement possible, d’autant que l’Etat s’engage sur leur prise en charge et qu’une association est présente pour les accompagner et les suivre durant leur séjour sur la commune. On ne peut pas en permanence, la main sur le coeur, dire que la situation est indigne, que dans le pays des droits de l’homme on ne peut pas continuer à voir des camps se former, et en même temps dire « pas chez nous ». Plusieurs communes ont connu cette situation les mois passés. Nous devons tous contribuer à leur prise en charge et à leur accompagnement, cela s’appelle aussi la solidarité et la fraternité.

Marie-Christine CARVALHO, Philippe DUDIOT, Stéphane GUENVER,
Noémie HAZOUT, Patrice LAFAGE, Richard LAURENT, Emmanuelle MERMAZ, Emmanuel PRANAL.

Opposition municipale

Ensemble agissons pour Morsang. Élu-e-s UDI

Accueil des migrants à Morsang, les atermoiements de l’Etat

Réquisition ou pas ? Telle était la question que les Morsaintois, élus et riverains du gymnase Delaune se sont posées durant des semaines. Force est de constater que cette décision autoritaire ne s’est pas traduite, dans les faits, par une rigueur dans l’action : près de 2 semaines sans information et sans arrêté, des conditions d’accueil indignes (4 WC pour 100 adultes), annonce de l’arrivée des migrants le 30 mai mais pas d’arrivée effective. Au-delà de la question centrale de la réquisition de cet équipement très utilisé à cette période de l’année, se pose la question des relations avec les élus. Que demandions-nous ? L’examen d’une offre d’accueil alternative et mieux adaptée, des renforts de sécurité, un numéro d’appel dédié, des installations de sanitaires complémentaires. Le silence de l’Etat a traduit l’absence de prise en compte de propositions concrètes dont l’objet ne visait pas à refuser cette réquisition (on n’avait pas le choix) mais à veiller que les personnes accueillies le soient dans les meilleures conditions possibles.

Marianne DURANTON, Florence LEBOUC, Didier CHARNET.

Élus socialistes et républicains

Comment penser sa ville ?

Telle est la question à laquelle répondra Philippe PEMZEC, Sénateur des Hauts de Seine, ancien Maire du Plessis Robinson, qui viendra débattre à notre invitation le jeudi 28 juin à 20h30 dans le cadre de nos traditionnels « débats du jeudi ». Élu en 1989 au Plessis Robinson, Philippe PEMZEC a relevé le défi de changer complètement l’image de sa ville tant dans le logement et dans l’instauration d’une véritable mixité sociale dans une commune qui comptait 89 % de logements sociaux vieillissants, que dans la dynamisation commerciale de son centre bourg en plaçant le commerce au coeur de la vie de la ville, en faisant du marché du Plessis Robinson l’un des marchés les plus attractifs d’Ile de France et en revoyant les déplacements et les mobilités. Être maire, c’est imaginer l’avenir de sa ville. C’est être en capacité de se projeter dans le développement de la ville pour éviter les crispations, les blocages. C’est respecter ses habitants et leur dessiner un avenir. C’est à l’ensemble de ces questions que Philippe PEMZEC viendra répondre. Venez nombreux.

Florence LEBOUC, Monique BAQUE-VIARDIN.

Élus Les Républicains

Internet pour tous ?

L’accès Internet devient pour les Morsaintois problématique. En effet, les besoins en connectivité ne font qu’augmenter, avec la montée en puissance du Cloud, le nombre croissant de foyers ayant opté pour la réception de la télévision via le net, ou même le recours de plus en plus fréquent au télétravail. Contrairement à ce qui est écrit dans le journal communal, Morsang est plutôt en retard sur les infrastructures de raccordement au réseau. Dans ce contexte, un accès permanent et suffisant en matière de bande passante est crucial et seule la fibre optique ou le câble peut nous apporter cette possibilité. Aujourd’hui seules quelques rues sont câblées à Morsang et ce qui apparaissait comme un confort il y a peu est aujourd’hui une nécessité. Nous souhaitons qu’un grand plan de raccordement sur l’ensemble de la commune soit initié. Des financements publics et privés sont possibles avec des acteurs comme la région, le département, l’agglomération Coeur d’Essonne. Mais pour cela, nous devons avoir une action volontariste et prioritaire pour les Morsaintois. Nous craignons que tout cela ne soit pas à l’ordre du jour de la majorité Municipale.

Gilles MARSOLLAS, Laurence GAUDIN.