Moustiques
Adoptons les bons gestes pour limiter leur prolifération.
Avec le retour des beaux jours, les moustiques font eux aussi leur apparition et sont source de désagréments. Quelques gestes simples à adopter dès le printemps peuvent permettre de réduire efficacement leur présence dans notre environnement quotidien.
Le moustique n’aime pas voyager.
Sa capacité de vol est limitée à 200 ou 300 mètres maximum. Le moustique qui vous pique est né dans votre quartier : sur un balcon de votre immeuble, dans votre jardin ou celui de votre voisin. Votre action dans votre environnement direct est donc cruciale pour stopper son développement.
Coupez l’eau aux moustiques !
La prolifération des moustiques est favorisée par la présence d’eau stagnante. Ils y déposent leurs œufs pour que leurs larves s’y reproduisent. La solution efficace pour éviter leur reproduction et limiter les nuisances est donc de supprimer les lieux de ponte et de repos.
- Éliminez les endroits où l’eau peut stagner. Rangez à l’abri et pensez à vider régulièrement les coupelles de pots de fleurs, gamelles, pieds de parasols, arrosoirs, seaux ou brouettes, ou encore les jouets laissés à l’extérieur. Tout objet, même les plus petits (bouchon de bouteille, plis d’une bâche…), peut servir de gîte larvaire.
- Vérifiez le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées (gouttières, caniveaux…).
- Entretenez vos piscines (veillez au bon dosage du chlore), bassins et mares (mettez-y des poissons friands de larves !), terrasses sur plots, caillebotis, pompes de relevage, bornes d’arrosage…
- Couvrez les réservoirs d’eau, de manière bien étanche avec un voile ou une moustiquaire : récupérateurs d’eau pluviales, bidons, citernes, piscines hors d’usage.
- Entretenez régulièrement votre jardin (taille, débroussaillage, élimination des déchets végétaux). Une végétation dense ou mal entretenue peut offrir des zones de repos idéales pour les moustiques.
La répétition de ces gestes tous les ans est indispensable.
Pluie et chaleur constituent deux facteurs favorisants. Avec le réchauffement climatique, les périodes d’activité des moustiques, de toutes espèces, s’allongent. Elles commençaient auparavant en mai et finissaient en octobre. Il est de plus en plus fréquent que les moustiques piquent dès le mois d’avril et jusqu’en novembre.
Le moustique tigre, une menace pour la santé
Parmi les nombreuses espèces existantes, le moustique tigre originaire d’Asie et identifiable par ses rayures noires et blanches, est apparu dans le sud-est de l’Hexagone en 2004 et s’est progressivement répandu. Désormais présent sur les deux tiers du territoire français, il a été détecté pour la première fois en Île-de-France en 2015. 68% de la population francilienne est aujourd’hui exposée à sa présence.
Ce moustique fait l’objet d’une surveillance renforcée par les autorités sanitaires car il peut, dans certaines conditions, être vecteur de maladies infectieuses tels que la dengue, le chikungunya ou encore le virus Zika. Concrètement, le moustique peut être infecté par une de ces maladies en piquant une personne contaminée, revenant d’un voyage dans les zones tropicales où circulent ces virus. Il peut ensuite transmettre le virus en piquant une autre personne n’ayant jamais quitté le territoire.
Signalez sa présence ! Les autorités sanitaires s’appuient sur la contribution citoyenne pour identifier et évaluer la densité de présence du moustique tigre. Pour signaler la présence d’un moustique susceptible d’être un tigre, connectez-vous sur le portail de signalement.
Le saviez-vous ?
Beaucoup de personnes pensent à tort que les moustiques ne se nourrissent que de sang. En réalité, seule la femelle se nourrit de sang lorsqu’elle est en période de reproduction et que son corps a alors un besoin important en protéines. Le reste du temps, elle se nourrit du nectar des plantes de votre jardin. Le mâle quant à lui ne se nourrit que de ce nectar.
Dans la grande famille des moustiques, certaines espèces sont nocturnes, d’autres diurnes ou d’autres encore piqueront au lever du jour.
Le moustique qui vous attaque à la nuit tombée lors de vos soirées en terrasse, qui vient siffler dans vos oreilles alors que vous êtes sur le point de vous endormir (le « moustique de la chambre à coucher »), appartient à l’espèce des moustiques communs. En France métropolitaine, les moustiques communs ne sont pas vecteurs de maladies.
A l’inverse, le moustique tigre est silencieux et diurne. C’est lui qui viendra vous harceler pendant votre barbecue, et prolonge sa période de chasse jusqu’en début de soirée.
Que fait la Ville ?
La Ville étudie actuellement différentes pistes et solutions pour lutter, à l’échelle communale, contre la prolifération des moustiques.
Cela inclut notamment la mise en place d’actions de surveillance et de cartographie des zones à risque, le traitement ciblé des eaux stagnantes sur l’espace public, l’entretien renforcé des réseaux d’assainissement et des espaces verts, ainsi que le recours à des solutions biologiques respectueuses de l’environnement, comme l’introduction de prédateurs naturels (implantation de nichoirs pour chauve-souris, s’intégrant dans une démarche de biodiversité) ou l’utilisation de larvicides écologiques.
Création d’une « brigade du tigre ». S’appuyant sur le Conseil des Sages, la Ville désignera des référents par quartier, qui bénéficieront d’une formation dispensée par l’ARS et contribueront à la surveillance d’éventuelles invasions ciblées dans tel ou tel quartier nécessitant la distribution de flyers sur les bons gestes à adopter et éventuellement l’intervention ciblée des services techniques. Ils permettront également de faire un retour sur l’efficacité des mesures mises en place et ce, chaque année.
Toutefois, ces actions ne peuvent être pleinement efficaces sans une implication active des Morsaintois, qui doivent adopter les bons gestes pour limiter les lieux de ponte, notamment dans les espaces privés. 80% de la réussite de l’éradication des moustiques dépend des habitants. Ainsi, en combinant les efforts individuels, il est possible de réduire significativement les nuisances et de préserver un cadre de vie plus agréable pour tous.
Pourquoi il n’y a pas de campagne de traitement contre le moustique (démoustication par insecticide) dans mon quartier ?
Les traitements de démoustication visent à supprimer les moustiques adultes. Ils ne sont pas une solution durable pour réduire la nuisance car ils n’ont aucun effet sur les œufs, ni sur les larves de moustiques. De nouvelles populations apparaissent donc dans les jours qui suivent.
La répétition systématique et générale de traitements de démoustication n’est aucunement recommandée, considérant leur impact sur l’environnement, leur nocivité et l’émergence d’une résistance aux traitements.
Les traitements chimiques effectués par l’ARS restent donc exceptionnels et très ciblés. Ils sont déclenchés afin d’éviter un risque de propagation épidémique, lorsqu’une personne malade (dengue, chikungunya, Zika) a fréquenté des endroits où le moustique tigre est présent. Ce sont les seuls cas autorisés.
Actualité publiée le mardi 21 avril 2026