Communiqué de l'équipe municipale
Communiqué de l'équipe municipale

Comme annoncé dans le précédent communiqué, ce jeudi 13 juin au matin, les opérations de démoustication ont commencé sur le territoire communal. Sont en priorité traitées les zones à prolifération. C’est-à-dire là où est présente de l’eau en quantité et particulièrement le parc du Château. Les autres parcs de la ville sont aussi traités. Comme d’autres lieux précis, cimetières, rond-points paysagers, espaces verts et boisés etc.

Une seconde intervention interviendra sous quinzaine. Elle est indispensable pour permettre au produit de réagir avec l’efficacité requise. Rappelons que les produits utilisés (les seuls autorisés) limitent au maximum les conséquences sur le biotope. Et rappelons que ces produits ont pour fonction d’empêcher les éclosions des larves et non de s’attaquer aux moustiques ayant terminé leur phase larvaire. Comme il a déjà été rappelé, les particuliers doivent, de leur côté, supprimer toutes les sources d’eau stagnante. C’est fastidieux mais c’est indispensable.

Enfin, les conditions météorologiques sont à prendre en considération. Nul n’est maître du temps qu’il fait. Des pluies régulières, comme en ce moment, sont un facteur non négligeable de prolifération.  Dans quinze jours, une nouvelle évaluation sera effectuée. Les Maires du Département seront réunis en Préfecture le 17 juin prochain. À l’heure où ces lignes sont rédigées, aucune information ne nous a été communiquée quant aux intentions et moyens que l’État serait susceptible de mettre en œuvre pour aider les communes à combattre ce fléau.

Les services de la Ville ont entrepris un recensement pour localiser, dans les espaces publics relevant de sa responsabilité, les points propices au développement larvaire et à l’éclosion du moustique commun. Ceux-ci sont essentiellement les retenues d’eau stagnante. Même d’ampleur très limitée. Tous les parcs de la ville, le cimetière, les jardins familiaux, les espaces boisés ou engazonnés, les ronds points paysagers et le cas échéant certaines cours d’école, sont passés au crible. Une fois cette cartographie établie et les points suspects détectés, ils seront traités avec des produits 100 % naturels et 100 % sélectifs dans leur effet, afin de ne pas porter préjudice à d’autres espèces et à la flore. Concernant le Parc du Château, dont la gestion relève de l’Agglomération, ses services examinent en lien avec le SIVOA, le type d’interventions possibles.

La municipalité rappelle qu’en ce qui concerne le moustique dit « tigre » son éradication sur tout le territoire est un enjeu sanitaire national. Il relève donc de l’unique responsabilité de l’État et de ses services préfectoraux. Une réunion est prévue en Préfecture avec tous les Maires du Département, le 17 juin prochain. Y sera évaluée la situation et, nous l’espérons, y seront présentées les interventions susceptibles d’être mises en œuvre par les services de l’État.

Enfin, si les services municipaux interviennent sur les espaces publics, les particuliers doivent, de leur côté, prendre aussi toutes les dispositions pour contenir la prolifération. Ce qui est fait sur les espaces publics serait inutile si les jardins et espaces privés ne participaient pas à la mobilisation. Il est donc impératif, partout, de supprimer toutes les eaux stagnantes et toutes les opportunités que s’en crées.

Merci à toutes et à tous pour votre implication.

Le Département de l’Essonne est victime d’une prolifération de moustiques. Cette situation crée de nombreux désagréments. Morsang n’y échappe pas. Les raisons de cette situation sont multiples. Elles ne doivent pas être sans rapport avec les conséquences du dérèglement climatique. Et, paradoxalement, avec le fait que, l’utilisation des pesticides chimiques (qui ne font pas la différence entre un moustique et une abeille) étant aujourd’hui interdite en milieu urbain, les produits et les stratégies naturels de substitution (plantation d’essences répulsives, préservation des biotopes pour favoriser l’existence des chauve-souris, des grenouilles, des libellules ou des oiseaux insectivores) sont, pour l’heure insuffisamment généralisés.

À ces explications, s’ajoutent tous les actes indispensables de prévention. Ils sont de la responsabilité de chacun. En effet, les moustiques ne prolifèrent qu’au rythme où se multiplient leurs lieux de ponte. Le moindre point d’eau stagnante, même réduit, est propice à leur extension. Les moustiques ne sont présents et actifs jamais plus loin que dans un rayon de 150 mètres des lieux de ponte. Donc, à chacune et chacun de veiller à supprimer toutes les opportunités de fixation de leur présence.

Mais face à l’ampleur du phénomène, et en vue d’envisager d’éventuelles actions concertées, Morsang, avec bien d’autres villes, a interpellé les instances départementales, les services de l’Agglomération ou le Syndicat de l’Orge. Par ailleurs, tous les Maires du Département sont prochainement conviés à une réunion en Préfecture. Les services de l’État ont en effet un rôle spécifique à jouer. Si des mesures exceptionnelles doivent être activées elles ne peuvent résulter que de sa décision.

Les Morsaintois seront tenus informés des évolutions et des décisions qui seront prises pour tenter de réduire les désagréments occasionnés.

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